Il m'a été, il y a peu, reproché d'avoir un ton bien peu enjoué ces derniers temps dans l'écriture de mes billets. Allons, allons, reprenons-nous ! Il n'y a que de la joie ces temps-ci dans la vie du Rôdeur ( ou presque ). Simplement il y a un petit décalage entre ce qu'il dit et ce qu'il fait. Le décalage horaire, sans doute, qui a du mal à s'évanouir. Question de temps je n'en doute pas.
Et puis il y a plein de bonnes nouvelles malgré tout ! Aujourd'hui par exemple je vais faire mon troisième massage ( payant j'entends, des gratuits j'en ai fait des tonnes ), et j'ai déjà une cliente qui m'a demande un rendez-vous hebdomadaire... Ça démarre !
Après, du côté des affaires privées il y a un flou qui n'a rien d'artistique et donc je vais m'occuper le mieux possible...
La suite après, et si j'ai un peu de temps, je rajouterai même des accents à mon billet ^^
modifié quelques heures plus tard avec ajout et accentuation des caractères...
Effectivement il semble que ça démarre, mais c'est un autre sujet qui me préoccupe.
J'ai il y a peu pris une décision à la légère, et du fait de ma prise de position, et surtout du fait que j'ai donné ma parole sur un sujet important, j'ai mis un ami dans une situation plus que délicate.Les détails exacts n'ont pas d'importance ici, je m'en tiendrai donc au résultat de cette affaire : j'ai crée une situation difficile, on peut même dire que j'ai merdé en beauté à cause de la place qu'a pris l
'affect dans une prise de décision alors que précisément je devais en faire abstraction.
Remontée de cale, remontée de bile et une fois les émotions revenues à leur niveau acceptable mise en place du cortex pour essayer de comprendre la situation et faire le point sur ce qui aurait du être dit ou fait.
Et me voila donc, en cette belle après-midi de samedi, à me demander dans quelle mesure l'affect, ou plus simplement l'empathie, dirige mes actes et modifient mon jugement et mes décisions. Et là une évidence s'impose : je suis une créature dirigée en quasi-exclusivité par ses émotions, ou plutôt pas le niveau affectif qu'il attribue à son entourage et qui, en réaction, modifient ses décisions.
Il n'est nouveau pour personne me connaissant que je peux sans grand effort concéder une victoire dans l'espoir de desenclencher une situation conflictuelle.Mon ego est heureusement suffisamment élastique pour me permettre ce genre de grand-écarts au quotidien. De même mes projets d'avenir se créent en grande partie par rapport à mes amitiés et amours ( vous remarquerez le pluriel, mais j'y reviendrai plus tard ) et sont partie intégrante de cet amalgame d'entités variées qui constituent ma personnalité.
Alors quoi, c'est bien ou c'est mal tout ça ? La question ne se pose pas en ces termes. Simplement force est de constater que ce fonctionnement, s'il fait de moi un individu sociable qui rassure les tyrans en puissance aussi bien que les indécis, me classifie du même coup dans la catégorie des gens peu fiables dans un rapport plus "sérieux". Exemple en est la situation stupide que j'ai crée il y a peu.
Que faire de ce constat... Là ça se corse. Car ma situation me rend inapte à un certain niveau d'engagement et, une fois de plus, de "sérieux".Mesurer le pour et le contre en toute situation n'aide pas vraiment à la prise de décision. Pour être sûr, mieux vaut être borné. C'est un fait.
Ceci dit il serait sans doute profitable dans le monde actuel de faire preuve d'un certain aplomb, d'être quelqu'un sur qui l'on peut compter et qui ne se dérobe pas sous l'influence de son entourage. Peut-être.
Et peut-être pas.
Je n'ai que rarement lance un 'NON' à la gueule de qui que ce soit, j'aurai été le dernier à lever un drapeau tibétain lors de mon voyage en Chine. Je suis aussi le premier à louvoyer quitte à me dédire pour éviter une situation difficile.
Pleutre ? Sans doute. Égoïste ? A mes heures perdues sans doute mais ce n'est pas mon trait dominant. Conformiste ? A fond oui, je préfère une situation inégale ou on sauve ce qui peut l'être au cas par cas qu'une révolution qui ouvrira vers un avenir radieux mais qui se paie au prix fort. Traitre ? Surement pas, ma loyauté va a ceux qui connaissent mes travers et comprennent mon fonctionnement.
Alors suis-je à ma place ? Ça c'est encore une question
booby-trap et je ne sais quoi répondre à l'heure actuelle. J'en ai l'impression, mais comme certains en qui j'ai toute confiance me le font remarquer, ce n'est peut-être pas le cas. Et c'est peut-être le moment de prendre un peu de recul ( mon Dieu que je déteste cette expression ) et de faire le point un mois après mon retour... Mais là c'est à moi de m'y mettre.
Ceci étant dit, la vie n'est au final pas mal du tout, et je n'ai, en toute franchise, à me plaindre de rien. Mes erreurs et mes errances me montrent à quel point je suis humain et heureux de l'être !
Que celui qui n'a jamais fait un coup tordu à son frère me lance la première pierre ( mais pas sur la gueule, on sait jamais des fois que ça fasse mal ).